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L'Ache des montagnes

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 21 janv. 2017
  • 14 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 oct. 2024





Étymologie :


  • ACHE, subst. fém.

Étymol. et HIST. − 2e moitié xie s. judéo-fr. apie, prob. Apium graveolens L., bot. (Blondheim, Gloses fr. dans Comment. talmudiques de Raschi, John Hopkins Studies, XI, 1937, 100 : apie) ; xiie s. ache « id. » (L. Delisle, Notes sur un ms. de Tours renfermant des gloses fr. du XIIes. ds Bibl. École des Chartes, V, 6e série, p. 327 : apium : ache) ; 1268 « id. » (S. Omer ds Crapelet, Prov. et dict. pop. ds Gdf. Compl. : en février, fait bon ... prendre puison d'aigremore et d'ape). Du lat. apium (plur. apia) désignant un groupe de 6 plantes ombellifères, d'apr. André 1956, s.v., cf. Pline, Hist. nat. 19, 123 ds TLL s.v., 239, 62 : plura genera sunt ... apia. Id enim quod sponte in umidis nascitur, helioselinum vocatur ..., rursus in siccis hipposelinum ..., tertium est oreoselininum ... et sativi ; attesté dep. Virgile, Églogues, 6, 68, ibid. 240, 22 (floribus atque apio crinis ornatus amaro) où il désigne l'apium graveolens L., var. sativum (d'apr. André, loc. cit.). Le fr. du nord ache et la plante qu'il désignait furent évincés par le céléri*, plante comestible, obtenue en culture par modification de l'ache et importée de Lombardie ; ache conservé dans la lang. des botanistes, et sporadiquement comme nom d'une variété comestible cultivée dans les jardins ; voir aussi api.


  • API, APY, subst. masc.

ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1636 bot. (Monet, Invantaire des deus langues, p. 13 : Ache, Api, Persil de marés, herbe vulgaire : hoc Eleoselinonni. Apium palustre. Selinon palustre. Apium aquarium. Selinon aquaticum) − 1771, Trév.; 2. av. 1699 « ache » (Racine, Œuvres, éd. P. Mesnard, t. 6, p. 217 : Annotation à Pindare, Néméenne IV, vers 143 : κ ο ρ ι ν θ ι ́ ο ι ς σ ε λ ι ́ ν ο ι ς. L'apy étoit la couronne des Jeux Isthmiques), encore ds Littré Suppl. 1877 en réf. à Racine. Empr. au prov. api « ache » (lat. apium, ache*) dep. Daudé de Prades, xiiie s. ds Rayn., 1.2, p. 104a ; l'api empl. par Daudet, supra est le mot prov. lui-même ; cf. avec 2 : ve s., Scholia Verg. Ecl., 6, 68 ds TLL s.v. apium, 240, 26.


Étymol. et Hist. I. 1419 scellerin (d'apr. Rolland Flore, t. 6, p. 175) ; xve s. [éd. impr.] paon au scelereau (Le Viandier de Taillevent, éd. J. Pichon et G. Vicaire, p. 100) ; 1651 celeris (F. de La Varenne, Le Cuisinier fr., 239 ds Quem.) ; 1656 sceleri d'Italie (Le Jardinier fr., p. 211 d'apr. Rolland, loc. cit.). II. 1782 céleri-rave (Abbé Rozier, Cours complet d'agric., t. 2, s.v. céleri). I empr. au lombard séleri subst. plur. (corresp. à la forme toscane sèdano), du b. lat. selinon -i, gr. σ ε ́λ ι ν ο ν, v. Devoto. II composé de céleri et de rave*.


Étymol. et Hist. Mil. du xiiie s. luvesche (Gloss. Glasgow, 156 ds T.-L.) ; xive s. [ms.] livesche (Antidotaire Nicolas, éd. P. Dorveaux, § 1). Du b. lat. *levistica, de levisticum « livèche » (attesté dep. le ive s. ds André Bot.), lui-même déformation de ligusticum « id. », littéralement « herbe de Ligurie », neutre de ligusticus, dér. de Ligus « ligure ».


Lire aussi la définition des noms ache, api, céleri et livèche pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Levisticum officinale - Ache de montagne - Ache large - Angélique de montasne - Api - Céleri creux - Hache - Herbe à la hache - Herbe de lappe - Lavasche - Lipasque - Livèche - Méon bâtard - Thériaque - Triake -

Apium graveolens - Ache - Ache des marais - Ache odorante - Céleri - Céleri des marais - Céleri odorant - Céleri sauvage - Persil des marais -

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Botanique :

Jean-Marie Pelt, auteur de Des légumes (Librairie Arthème Fayard, 1993) nous en apprend davantage sur l'histoire du céleri et sur ses propriétés :


Aucune ambiguïté quant à l'origine géographique et botanique de ce légume. Le fait est assez rare pour qu'il mérite d'être signalé. L'ancêtre des céleris - du céleri-rave comme du céleri à côtes - est une plante originaire du littoral méditerranéen : l'ache. L'ache pousse dans les marécages côtiers et se distingue par son feuillage très élégant. Dans l'Antiquité, ce feuillage sombre de l'ache servait à ceindre le front des poètes et des vainqueurs aux jeux du cirque. Mais l'ache était aussi une plante de cimetière, aussi bien chez les Égyptiens que chez les Grecs et les Romains. Ces derniers disaient couramment d'un moribond : « Il n'a plus besoin que d'ache », car on utilisait l'ache pour couronner les morts. Mais l'Antiquité considérait aussi l'ache comme un médicament, et tous les auteurs anciens, à commencer par Hippocrate, vantent ses effets diurétiques - indication thérapeutique confirmée par les auteurs du Moyen Âge et par les recherches contemporaines.

La carrière alimentaire de l'ache ne commence qu'à la Renaissance, lorsque arrivent d'Italie les céleris « à côtes pleines », c'est-à-dire à pétioles charnus, utilisés comme condiment. L'industrie maraîchère les produit grâce à la méthode dite de l'étiolement, qui consiste à attacher le haut des feuilles et à recouvrir en partie le pied avec de la terre, ce qui fait gonfler les pétioles et produit les variétés de céleri blanc à côtes larges. Dans une autre variété signalée dès 1530, la culture modifie le bas de la tige et le haut de la racine en les réunissant pour former une forte tubérosité : c'est le céleri-rave ou céleri tubéreux. Perfectionne en Allemagne, il ne devint d'un emploi courant en France qu'au milieu du XIXe siècle.

Le céleri doit sa saveur piquante à une huile essentielle. Aujourd'hui, le céleri coexiste avec son ancêtre sauvage, l'ache odorante (autre trait caractéristique qui mérite d'être signalé). Et cette ache poursuit elle-même sa carrière en tant que médicament, puisque sa racine entre dans la composition du « sirop des cinq racines », dont les propriétés diurétiques sont incontestables. Le docteur Leclerc avoue avoir été frappé par l'efficacité, sur deux de ses malades, d'une tisane vendue par un herboriste des environs de Nevers, dans laquelle il ne lui fut pas difficile de reconnaître des feuilles desséchées d'ache. Et il ajoute, évoquant le précepte d'Hippocrate : « Il ne faut pas rougir d'emprunter au peuple ce qui peut être utile à l'art de guérir... »

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Vertus médicinales :


Henri Ferdinand Van Heurck et Victor Guibert, auteurs d'une Flore médicale belge. (Fonteyn, 1864) nous apprennent les propriétés thérapeutiques de l'Ache odorante :


Propriétés physiques : - La racine est grosse comme le pouce, d'une odeur forte et suave qui a de l'analogie avec celle de l'angélique ; sa saveur est d'abord aromatique et amère, puis âcre. C'était une des cinq racines apéritives majeures. Les feuilles sont aussi odorantes et d'une saveur analogue. Les semences qui étaient rangées parmi les quatre semences chaudes majeures contiennent une huile volatile chaude, aromatique.

 

Usages Médicaux. - D'après de Candolle cette racine serait vénéneuse ou au moins très suspecte ; Guibourt ne la croit pas dangereuse ; il lui reconnaît cependant une certaine âcreté, mais il estime que la dessication et la cuisson lui enlèvent toute qualité nuisible. La culture maraîchère a obtenu de cette plante deux variétés qui jouent un rôle important dans l'art culinaire ; c'est le céleri doux (Apium dulce) et le céleri rave (Apium rapaceum). Le céleri cultivé est stimulant ; on l'a considéré autrefois comme aphrodisiaque. Les mémoires du temps rapportent que madame de Pompadour faisait un usage immodéré du céleri pour répondre aux désirs amoureux de Louis XV. L'ache sauvage est diurétique, fondante, expectorante et résolutive ; on l'emploie dans les obstructions des viscères abdominaux, les hydropisies, les cachexies, l'ictère, la gravelle. Le suc des feuilles a été donné comme fébrifuge (Tournefort) à la dose de 180 grammes au moment du frisson ; Cazin en a obtenu aussi de bons résultats. Les semences sont aromatiques, stimulantes, carminatives ; elles faisaient partie autrefois de plusieurs électuaires. Les feuilles fraîches en cataplasme sont résolutives.


Formes et doses. - Suc des feuilles, 30 à 60 grammes comme diurétique ; 100 à 200 comme fébrifuge. Infusion et décoction des racines, 30 à 60 grammes par kilogramme. Conserve, sirop.

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A. B., auteur discret de Les Vertus des plantes - 918 espèces (Tours, 1906) recense les propriétés thérapeutiques d'un grand nombre de plantes :


Impératoire (Imperatoria).

Angélique. Angelica sativa.

Angélique de montagne. Angelica montana.

Ache de montagne. Legustricum vulgare. Livêche.


VERTUS : Ces plantes pourraient passer pour un remède universel, si un tel remède était possible, car elles sont cordiales, céphaliques, stomachiques, emménagogues, antihystérlques, c'est un des meilleurs alexitères que nous ayons contre la malignité des humeurs, de la contagion, pour dépurer le sang par la transpiration ou les urines, excellent incisif des glaires, souveraines dans toutes les maladies qu'elles produisent, comme l'asthme, le catharre, les coliques venteuses et de froid, le défaut d'appétit ; elles entrent dans une foule de médicaments : le baume du commandeur, pour le catharre du poumon et de la vessie, il faut faire infuser 40 grammes de feuilles fraîches dans du lait, le boire chaud et sucré, de même pour les engorgements du foie, pour exciter les règles, boire le suc de 25 grammes de feuilles ; en temps de contagion, il faut faire macérer de ces racines dans du vinaigre, on le respire et l'on en boit un peu dans de l'eau, à jeun. On jette de sa racine pulvérisée sur les habits pour se préserver de la contagion.

 

Selon Alfred Chabert, auteur de Plantes médicinales et plantes comestibles de Savoie (1897, Réédition Curandera, 1986) :


Dans les mêmes maladies des bronches et des poumons, j'ai vu employer comme expectorant la tisane de céleri, Apium graveolens, [...].

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Croyances populaires :


Ana M. Cabo-González, autrice de « Quand les propriétés des plantes défiaient l’entendement », (Annales islamologiques, 51 | 2017, pp. 39-51) s'intéresse notamment aux propriétés merveilleuses des plantes :


Le céleri (karafs, Apium graveolens L.) est, lui aussi, un aphrodisiaque pour les hommes et les femmes, et il est si puissant que les femmes qui allaitent ne doivent pas en prendre parce que cela gâte le lait à cause du désir sexuel excessif qui les envahit (Al-Qazwīnī, Kitāb ʿaǧāʾib al-maḫlūqāt, F. Wüstenfeld (éd.), 1967, p. 295.).

 




Symbolisme :


Selon Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982),


L'ache est une "plante aromatique, ombellifère et toujours verte, dont le céleri ou le persil sont les espèces les plus connues. Les grecs en couronnaient les vainqueurs des jeux Isthmiques : les vertes tiges de l'ache dorien couronnent le front de ce vainqueur heureux (Pindare). Elle symbolise une jeunesse triomphante et joyeuse. Si elle jouait un rôle important dans les cérémonies funèbres, c'était pour indiquer l'état d'éternelle jeunesse, auquel le défunt venait d'accéder."

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Céleri (Apium graveolens) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Mercure

Élément : Feu

Pouvoirs : Pouvoir mental - Désir sexuel - Pouvoir psychique.


Utilisation magique : Pour faciliter la concentration, mâchez des graines de Céleri ; et pour que le sommeil vienne, placez-les sous l'oreiller. Brûlées avec des rhizomes d'iris, ces graines accroissent le pouvoir psychique.

Lorsqu'on mange la tige et les graines du Céleri, on obtient un effet aphrodisiaque.

On a beaucoup dit que les sorcières mangeaient des graines de Céleri avant de s'envoler sur leurs « ramons »

Quant à la Livèche :


Genre : Masculin

Planète : Soleil

Élément : Feu

Pouvoir : Retour d'affection.


Utilisation magique : Tombée dans l'oubli en France, la Livèche est consommée comme légume dans les pays anglo-saxons où ses usages sont ceux du céleri. On essaye, quand on le peut, d'en faire manger à la personne qui se détache pour raviver ses sentiments et la rendre à nouveau amoureuse. La racine, séchée et pulvérisée, ou bien confite au vinaigre, est un condiment qui remplace le raifort. On en saupoudrera généreusement les aliments de cette personne.

Lorsqu'on n'a pas cette possibilité, il faut avoir recours à des pis-aller : offrir une eau de toilette à base de jus de Livèche ; ou une poupée bourrée avec les feuilles et les ombelles de ce céleri sauvage ; ou des vêtements qu'on aura fait séjourner dans un coffre avec des tiges et des feuilles ; ou un remède à la Livèche, etc. L'imagination des amoureux délaissés doit être sans limite s'ils veulent récupérer celle ou celui qui leur échappe.

En dernier ressort, quand la personne en fuite met des barrières et ne veut plus se laisser approcher, on agira sur une poupée fabriquée à son image. Le fin du fin serait évidemment une poupée en racine de mandragore; malheureusement, à moins d'être en cheville avec le pivert (voir à mandragore), vous risquez d'avoir de sérieuses difficultés à vous en procurer une. A défaut, servez-vous d'une solide racine de bryone ; un ginseng fait aussi très bien l'affaire. Arrangez votre poupée ; revêtez-la d’étoffes ayant été en contact avec la personne dont vous désirez le retour ; entourez-la d'objets lui ayant appartenu. Et traitez-la intensivement à la Livèche. Le charme agira à distance.

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Selon Eloïse Mozzani, auteure du Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, S.A.S, 1995, 2019) :


A l'entrée ache : "Cette plante herbacée (dont deux espèces cultivées donnent le céleri à côtes et le céleri-rave) fut utilisée dans l'ancienne Grève pour couronner les vainqueurs des jeux, comme le persil, dont elle est proche parente. Symbole de la "jeunesse triomphante et heureuse", elle était également consacrée aux cérémonies funèbres "comme un hymne à l'éternelle jeunesse à laquelle le défunt venait d'accéder". Les couronnes d'ache, que les Grecs plaçaient sur les tombeaux, figuraient également dans les festins : selon Horace, la plante était l'ornement des repas.

L'ache, traditionnellement consommée dans les soupes, passait pour une panacée comme en témoigne l'adage breton : "L'ache de tous les maux de cette plante vient à bout des indispositions. En Bretagne toujours (Ille-et-Vilaine), au début du siècle, "des vieillards assur(aie)ent n'avoir jamais employé d'autre médecine et attribu(ai)ent à cette plante toute leur vigueur."

Le parfum qu'exhale un mélange de racines d'ache et de racines de violettes permet de voir l'avenir."


A l'entrée livèche [ache des montagnes] : "Cette plante herbacée, qui est consommée comme légume dans les pays anglo-saxons (mêmes usages que ceux du céleri), a le pouvoir, dit-on, de ranimer la flamme d'un(e) bien-aimée(e) qui faiblit : il suffit de saupoudrer les aliments de cette personne de poudre de racine séchée de livèche, ou confite au vinaigre (ces préparations remplacent le raifort). Quoique moins efficaces, les subterfuges suivants peuvent aussi être utilisés : "Offrir une eau de toilette à base de jus de livèche , ou une poupée bourrée avec les feuilles et les ombelles de ce céleri sauvage ; ou des vêtements qu'on aura fait séjourner dans un coffre avec des tiges et des feuilles ; ou un remède à la livèche, etc."


A l'entrée céleri : Le céleri, surnommé autrefois le "balais des rhumatismes", car celui qui en mangeait beaucoup était guéri de ce mal, est un aphrodisiaque réputé qui "rend la force au vieux, mari." Il est ainsi arrivé qu'en proposant du céleri à une ménagère, une marchande l'ait entendu répondre : "Merci Dieu ! Mon homme n'a pas besoin de cela" (relevé fin XIXe en Belgique).

Les graines de céleri favorisent la concentration et, placées sous l'oreiller, remédient à l'insomnie.

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Anne-Marie Alliot, dans Dialogue avec les végétaux : 74 méthodes d'harmonisation et de guérison par les plantes (Éditions Essénia, 2014) propose l'article suivant :


Céleri branche :


Noms populaires : Ache des marais - Ache douce - Ache odorante - Ache puante - Céleri à côtes - Céleri d'Italie - Grande ache - Persil des marais - Persil odorant.


Astre : Mercure - Soleil.

Élément : Feu.

Genre : Masculin.

Archange : Gabriel - Michaël.


Message de l'âme :

« L'eau coule en mon être comme un perpétuel recommencement.

J'appelle à moi les courants chargés de sels les plus riches

de ma Terre-Mère.

Les ondines valsent autour de ma racine,

formant des rondes qui se dilatent et se contractent.

Elles ouvrent et ferment les portes de effluves qui viennent me

nourrir, gardiennes d'un trésor de lumière.

Mes cheveux sont à mes racines ce qu'il sont au sommet de ma tige,

des capteurs de précieux.

Les forces de la Terre et du Ciel se rejoignent en mon cœur

pour engendrer l'harmonie.

En l'homme, je favorise l'équilibre des forces,

je fais monter sa sève, sa puissance créatrice,

son éternelle jeunesse jusque dans mon centre du Soleil pour que,

revigoré, tonifié, il produise par ses mains, l'acte juste. »


Interprétation du message de l'âme : J'ai mangé bien des fois du Céleri-branche sans m'interroger sur qui il était vraiment. Il est surprenant de découvrir combien une plante que l'on regarde comme un légume banal porte le feu en elle, une vie divine intense. Le céleri est un être actif, il capte els meilleurs substances minérales nourricières contenues dans l'eau de la terre, qu'il rediffuse par son être. Dans son être originel, il devait se complaire à merveille dans les marais salants. La pratique qui consiste à associer des feuilles de céleri coupées menu à du sel de mer n'est pas étrangère à cette connaissance du parfait mariage de cette plante à l'eau salée. Les ondines sont ses alliées, elles animent des forces intenses et circulaires autour de sa racine. C'est sans doute pour cette raison qu'elle peut être volumineuse.

Contrairement à une idée reçue, le Céleri-rave, appelé aussi Céleri-navet au Québec, n'est pas la racine du Céleri-branche, mais les deux Céleris sont issus de la même plante d'origine, cette confusion n'est pas sans hasard, car on s'aperçoit que les deux plantes portent la même énergie unissant le haut et le bas. Cette force d'âme est celle de la plante souche.

Le Céleri montre le chemin de la dignité, de l'éducation par le feu, de l'équilibre de la balance. Il nous invite à choisir notre nutrition au sens large avec les meilleurs éléments de la terre, à fermer les portes et à dire NON à ceux qui ne sont pas bons pour nous, à nous associer avec l'eau pour qu'elle danse avec nous. Ainsi nous deviendrons des êtres toniques et purifiants pour notre entourage.

Il est fondamental que l'homme allume la flamme de Michaël dans le sanctuaire de son cœur s'il ne veut pas être conduit dans le recyclage.

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Claire Tiberghien propose des méditations guidées vers quelques plantes classées en fonction de leur analogie avec les cinq éléments de la philosophie chinoise dans un ouvrage intitulé Équilibre et méditations par les plantes (Éditions Jouvence, 2016) :


Élément : Eau.


De son nom latin Livesticum officinale, la livèche fait partie de la famille des Apiacées. sa particularité est la joie de vivre.

Ses forces thérapeutiques renforcent la vessie. Elles apaisent les rhumatismes et la goutte. La livèche est efficace conte les œdèmes. On l'utilise également en cas de refroidissement, de toux, de maux de gorge ou même de douleurs de l'oreille, mais uniquement lorsqu'il n'y a pas de fièvre, car elle pourrait l'augmenter. La livèche favorise les menstruations et son action antispasmodique en atténue les douleurs. Cette plante stimule également les contractions lors de l'accouchement? Elle est donc déconseillée durant la grossesse.

En usage externe, une décoction de racines peut s'appliquer sous forme de bains ou de compresses en cas d'eczéma, de plaies purulentes ou de furoncles.


Sur le plan psychique : La livèche nous apporte la paix, la force et la vitalité. Elle nous lie au ventre et à la sphère sexuelle, qui fait partie de l'élément Eau. Grâce à elle, il y a plus de liberté et de spontanéité dans la sexualité. Chez les personnes nerveuses ou anxieuses, la livèche amène la tranquillité et renforce la confiance en soi.

Grâce à la livèche je peux affirmer :

  • Je m'adapte au rythme de la vie.

  • Mes émotions ont autant de valeur que mes pensées.

  • J'écoute et je respecte ce que je ressens.

  • J'ose vivre mes envies.

  • Je suis dans la joie.

  • Je suis épanoui dans ma sexualité.


La méditation de la livèche : Conscientisez l'agitation qui est en vous et autour de vous. Revenez doucement dans votre cœur, dans votre ventre. La livèche vous montrer l'importance d'aller vous ressourcer dans vos propres racines, de vous mettre à l'écoute de votre espace intérieur. Ramenez vos aspirations et vos expériences en vous. tout n'a pas besoin de fleurir. Vous avez le droit de poser vos limites pour simplement vous reposer, observer, passer du temps avec vous-même. Regardez la livèche. Ses fleurs restent petites, dans une couleur d'un jaune inachevé. Elle n'a rien à prouver. Elle sait garder sa force, la faire redescendre dans ses racines où elle la protège et la nourrit pour l'année suivante Vous avez fait de votre mieux. Acceptez les regrets. Ils peuvent cohabiter avec la joie, la joie d'être là, aujourd'hui.

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Symbolisme alimentaire :


Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :


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